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vendredi 27 mars 2009

Qu'est-ce qui se joue ici ? (3)

Métissés et partagés

"Une idée vaut ce que vaut son application pratique. Il en découle que la méthode se résume à voir ce qui est : ensuite imaginer son devenir", dit Jacques Simon, articulteur et défricheur d'idées. Lauréat à deux reprises du Grand Prix du Paysage (en 1990 puis en 2006), il ne s'est jamais débarrassé de l'influence des rêves.

A l'initiative des bibliothécaires de Beaubreuil, en concertation avec le service parcs et jardins de la ville de Limoges et en partenariat avec les acteurs de la vie locale, il travaille depuis quelques semaines à la concrétisation d'un projet un peu fou : "jardins métissés, jardins partagés".

Le travail avance. Deux photos prises ce matin à la bibliothèque, où quelques-unes de ses réalisations sont actuellement présentées :




Jacques Simon et son éditrice Isabelle Gautray (Passage Piétons) rencontreront les acteurs du quartier (associations, enseignants, travailleurs sociaux,...) aujourd'hui à 18 h 30 à la bibliothèque de Beaubreuil. Ils seront à la Bfm centre ville demain samedi à 17 h 30 pour une rencontre tous publics.

mardi 10 mars 2009

lundi 9 mars 2009

Qu'est-ce qui se joue ici ?

Limoges, place de Beaubreuil, 9 mars 2009










jeudi 5 mars 2009

Une bibliothèque pleine d'enfants, d'histoires et de musique




Qui dit vacances d'hiver dit bibliothèque de quartier pleine d'enfants. Cette fois-ci, on les a gâtés, les enfants, et aussi quelques parents, grands-parents, et même des adolescents : tous les après-midis cette semaine, Joëlle Pascal, conteuse-accordéoniste-jongleuse, a carte blanche pour investir et animer tous les espaces. Quelques images dans la salle jeunesse...










... et Amine à l'accordéon, admiré par les plus petits

samedi 7 février 2009

En attendant Ariel et Magyd (1)

"Le bruit de nos deux assiettes que j'empile claque aussi fort qu'une soirée inutile qui conclurait une journée épuisante. La fatigue la fatigue la fatigue. Mon père ne me dit plus rien. Il répète Faut que je dorme. Bon à rien, il ajoute. Il regarde le fond du couloir, tergiverse, pourquoi ne pas se déshabiller tout de suite, se laver les dents, dormir. Il résiste. Si c'est pour se coucher après le travail, le cours et le dîner pour repartir le lendemain, ça ne vaut pas le coup de vivre. Alors il puise. Il pisse et revient, s'affale sur le canapé, fouille les coussins, met la main sur la télécommande. Il tient, il veut de la lumière dans les yeux pour le garder en éveil. Il allume la télévision. Les yeux ouverts, les oreilles avides. Son corps réclame des couleurs vives, des décors scintillants, des lumières fortes, des visages maquillés, des sourires à la caméra, des prompteurs cachés, de l'action, des fous rires, des chutes, des chansons connues, des anecdotes, des bouts de la vie des autres, des pleurs, des génériques, des listes qui défilent sur l'écran, très vite, des spots de publicité courts et drôles, encore de la drôlerie, quand on rit le corps ne s'endort pas, et des jolies filles, des petites brunes assises au premier rang, décolletées, des filles qui sous-entendent qu'elles sont des salopes, qu'elles font des trucs sexuels qu'aucune fille ne fait, et c'est ainsi qu'il veut qu'elles dansent devant lui les jambes écartées, et mon père, s'il avait l'énergie de relever son cul du canapé, il lècherait l'écran."

Ariel Kenig, La pause (Denoël, 2006)

Ariel Kenig et Magyd Cherfi
seront les invités de la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges
(Bfm Beaubreuil)
les 10 et 11 avril, pour une série de rencontres avec le public.

lundi 29 septembre 2008

Biso nyoso, tous ensemble à la bibliothèque



"Il revient quand, Mega ?" C'est la question que posent maintenant Gulben, Jonathan, Lakhdar et les autres. Ils ont entre cinq et dix-huit ans et fréquentent régulièrement la bibliothèque de leur quartier. Et ils savent que parfois les bibliothécaires leur réservent des surprises.

Cette année, leur rentrée a été marquée par des ateliers qui leur ont permis de rencontrer les plasticiens du collectif
Les Eza possibles, secoueurs d'art contemporain venus tout droit de "Kin" (Kinshasa) en République démocratique du Congo à l'invitation du festival Les Francophonies en Limousin. En toute liberté, guidés par Mega Mingiedi, Pathy Tshindele et l'équipe de bibliothécaires, ils ont réalisé une fresque collective de plusieurs mètres de long, où voisinent lettres, noms, drapeaux de leurs pays d'origine, visages, traits, lignes, points, papiers découpés. Durant ces ateliers, ils ont aimé pouvoir venir, dessiner, repartir, revenir, parler avec des artistes complètement à leur écoute, faire du bruit, mettre des couleurs, jouer, être ensemble. Ce qui a eu lieu durant ces six fois deux heures est aussi important que le résultat final, même si les oeuvres produites ainsi (sur papier et sur toile) ne manquent pas d'intérêt.



"L'esprit d'équipe, c'est comme la ferraille. Tant que c'est séparé, ça ne fait rien. Mais quand on rassemble, quand on soude, ça fait quelque chose."

Pour connaître les tendances de la création contemporaine congolaise, consulter le blog Urban Congo.