
Pour moi, c'est "Baby Blue", sur le dernier album de Martina Topley-Bird (ex chanteuse de Tricky), The Blue God. Certains qualifient sa musique de "blues nocturne". Why not ?
Il paraît que Tricky revient aussi bientôt.
2008, année trip-hop ?

Promenade dans le livre de
Un seul regret : les photographies de ce livre sont toutes en noir et blanc, comme pour renforcer la réputation d'austérité virile que l'on associe souvent à cet artiste et qui lui est injustement reprochée. Il y manque donc la dimension colorée de l'oeuvre, les roux sombres de l'acier en tension vibratoire avec l'environnement.



Ce qui est plus inattendu, c'est que grâce à cet album on peut s'initier aux sonorités du finnois en écoutant la chanson "Unissasi laulelet" - en fait, il me semble que c'est du finnois, mais je n'en suis pas totalement sûre ; ce qui est sûr, c'est que ça ne ressemble à aucune langue que je connais...
Voici les paroles :
"Aurinko nousi hiipien / Oksalla syntyi varpunen / Heräsin hetkeks : unissasi laulelet
Peilille näytit kasvosi / Ja peili hymyn heijasti / Lupasit laulaa kovempaa / Rakkauden pensaan istuttaa
Aurinko nousi hiipien / Oksalla syntyi varpunen / Heräsin hetkeks : unissasi laulelet
Tahditon tuuli kuiskasi / Korvaasi maailman ihmeitä / Levoton tuuli uteliaan korvaan / Meren pohjan salaisuudet paljasti
Aurinko nousi hiipien / Oksalla syntyi varpunen / Heräsin hetkeks : unissasi laulelet
Tarpeeksi kultaa löysit kait / Kyllästyit merten pohjiin kait / Akkiä usva hallayöt / Toivat maan päälle ensi jäät / Vaalean aamun poskessa / Taas laulet"
Mon correcteur d'orthographe n'apprécie pas du tout cette chanson, que je connais presque par coeur à force de l'écouter : il souligne tous les mots, cet idiot qui ne sait même pas qu'en finnois, on écrit exactement ce qu'on prononce (et réciproquement).
Quelqu'un aurait-il une idée du sens de ces paroles, afin que j'arrête de chanter sans savoir quoi ?
Quel bonheur de découvrir à la faveur d'un dimanche très pluvieux (après des mois de littérature tombe-des-mains-avant-la-30ème-page) le dernier roman de Michèle Lesbre, Le canapé rouge (éd. Sabine Wespieser, 2007) !
Un roman ferroviaire : la narratrice, Anne, laisse vagabonder ses pensées à l'occasion d'un voyage en Transsibérien pour rejoindre Gyl, un homme qu'elle a aimé et que finalement elle ne retrouvera pas. Tout la ramène vers sa voisine et complice, Clémence, une vieille dame facétieuse assise sur son canapé rouge, à laquelle elle lisait régulièrement des récits liés aux vies de femmes libres (Olympe de Gouges, Milena Jesenska, Marion du Faouët,...). Amour, présent et passé se font écho lors de ce voyage, sur fond de Russie post-soviétique.
Un livre tendre, lumineux et délicat, à ne pas rater.
C'est le joli mois de Mai du Livre d'Art !
De purs chefs-d'oeuvres nous viennent du cinéma turc : après l'émerveillement que m'ont procuré les films de Nuri Bilge Ceilan (Uzak, Les climats) et Fatih Akin (Head on, De l'autre côté), je viens de découvrir le 4ème film de Reha Erdem, Des temps et des vents, à ne pas rater si on a la chance d'être à proximité de l'une des 24 salles françaises où il est actuellement projeté.