La délégation Limousin du Centre national de la Fonction publique territoriale (CNFPT) a eu la bonne idée de constituer, en concertation avec la Délégation régionale à l'Action culturelle (DRAC), un groupe de travail chargé de la mise en place et du bon déroulement des formations destinées au personnel des bibliothèques. Trois fois par an se réunissent ainsi les référents issus des bibliothèques municipales de Limoges, Brive et Guéret, des bibliothèques départementales de prêt (BDP) de la Haute-Vienne, de la Corrèze et de la Creuse, Média Centre-Ouest, le Service commun de Documentation (SCD) de l'université de Limoges, l'Association limousine de Coopération pour le Livre (Alcol/CRL), l'Association des bibliothécaires de France (ABF). Nous faisons ensemble un bilan des actions écoulées, établissons le programme des actions à venir et nous répartissons le travail d'organisation.
En ce qui me concerne, je suis la correspondante pour la Bibliothèque francophone multimédia de Limoges (Bfm). A ce titre, j'ai eu le plaisir de m'occuper du stage "Les sites web des bibliothèques : comment les faire évoluer pour les rendre plus vivants" qui s'est déroulé les 19 et 20 novembre à l'atelier multimédia de la Bfm centre ville. Une quinzaine de stagiaires y ont participé, autour des deux formateurs-biblioblogueurs émérites que sont Silvère Mercier (Bibliobsession 2.0) et Lionel Dujol (La bibliothèque apprivoisée). Ils proposent aujourd'hui sur leurs blogs respectifs un post commun de bilan de cette formation, un billet tout empreint d'esprit "web 2.0" puisqu'ils mettent à disposition le copieux slideshare réalisé pour l'occasion - 261 pages, mazette !
Dans le prolongement de ces deux journées, deux soirées biblioblogades (pensée émue pour LiberLibri, initiatrice des toutes premières biblioblogades voilà bientôt deux ans) ont permis de réunir la fine fleur de la biblioblogsphère limougeaude et biblioblogueurs apparentés. Se sont ainsi rassemblés autour de l'ambrée, la blanche et la grenadine :
Un monde de bibs,
Bibs sur un tapis volant,
Couv. ill. en coul.,
L'e-music box,
La box des bibs-docs effervescents,
La langue des papillons,
Risu, des noisettes de bibliothèque,
une bientôt biblioblogueuse,
et bien sûr Bibliobsession 2.0 et La bibliothèque apprivoisée.
Ne manquaient, je crois, que La petite bibliothécaire et quelques dignes représentants du Blog de l'atelier.
Une bien bonne formation et de bien belles bibliogades en province, comme dirait un célèbre présentateur de JT de 13 heures !
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jeudi 26 novembre 2009
lundi 15 décembre 2008
Ma bonne e-toile (2)
Dix-sept liens sur ma bonne e-toile de cette semaine : de quoi lire, découvrir, réfléchir, se divertir pendant toute la semaine !
"L'anonymat, la personne et le personnage" sur Anthropiques.org, le blog de Jean-Michel Le Bot (socio-anthropologue).
Individu, identité, construction de la personne, cercles d'appartenance, web, trolls : une mise en perspective historique et littéraire.
"Internet et Google vont-ils finir par nous abrutir ?" sur Framablog.
Un billet très long (à lire jusqu'au bout sans tricher...) au sujet des effets d'internet sur la cognition. Défense et illustration des bienfaits de la lecture lente

"La blogoboule de lecture ou plus de 300 blogs de lecteurs" sur Mémoire de silence.
Le web 2.0 peut être un formidable amplificateur pour la lecture !
"Comment le web change le monde. L'alchimie des multitudes" sur Novövision.
Une belle analyse du livre de Francis Pisani et Dominique Piotet, dont les quatre premiers chapitres sont consultables en ligne.
"Pourquoi bloguer sur l'Afrique ?" un article de Théophile Kouamouo sur Rue89.
Seulement 5,5 % des Africains utilisent internet, mais la blogosphère africaine se structure. Des liens à découvrir et à suivre, donc.
"Selon Berkeley, jouer avec Internet, c'est bon pour les jeunes" un billet de Fabrice Epelboin sur ReadWriteWeb France.
La façon dont les jeunes utilisent internet au jour le jour transforme les modes d'apprentissage et représente une fantastique opportunité pour les enseignants qui savent s’en servir.
"Chronique des clip, crap, bang, vlop, zip" sur Chroniques du jour d'après.
Une critique comme je les aime d'un livre comme je les aime, Le Dictionnaire des onomatopées de Pierre Enkell et Pierre Rézeau.

"La réappropriation de la démocratie urbaine", un article d'Eugène McCann sur La vie des idées.fr.
A propos d'un livre récent de Mark Purcell, Recapturing Democracy : Neoliberalization and the Struggle for Alternative Urban Futures (New York, Routledge, 2008).
"L'art doit envoyer valser toute police du goût" sur Télérama.fr
Un entretien savoureux avec une philosophe du beau.
"Du prolétariat au poétariat", un billet de Jean-Claude Pinson sur 24 heures Philo.
Gradhiva, revue en ligne du Musée du Quai Branly, hébergée par Revues.org.
Tu mourras moins bête, l'excellent blog BD de marion Montaigne, pour découvrir des questions scientifiques tout en s'amusant.

Les archives photo de Life, hébergées par Google.
Je sens que ceux qui ne connaissent pas encore vont y passer des heures...
"Perrette et le tracteur : la mythologie de la terre en danger", sur Rue89.
Une visite guidée par Catherine Bernard de l'exposition à la bibliothèque Forney.
"Pynchon best-seller" sur Locus solus.
Un concours organisé par un site canadien pour que les couvertures de livres soient plus attrayantes. J'aime beaucoup...
Les sculptures de Ron Mueck n'en finissent pas de m'étonner. A découvrir sur YouTube.
Village of Joy : un site pour découvrir toutes les choses les plus étranges du monde, comme par exemple cette voiture-chaussure de femme
Je sens que ceux qui ne connaissent pas encore vont y passer des heures (bis)...

"L'anonymat, la personne et le personnage" sur Anthropiques.org, le blog de Jean-Michel Le Bot (socio-anthropologue).
Individu, identité, construction de la personne, cercles d'appartenance, web, trolls : une mise en perspective historique et littéraire.
"Internet et Google vont-ils finir par nous abrutir ?" sur Framablog.
Un billet très long (à lire jusqu'au bout sans tricher...) au sujet des effets d'internet sur la cognition. Défense et illustration des bienfaits de la lecture lente

"La blogoboule de lecture ou plus de 300 blogs de lecteurs" sur Mémoire de silence.
Le web 2.0 peut être un formidable amplificateur pour la lecture !
"Comment le web change le monde. L'alchimie des multitudes" sur Novövision.
Une belle analyse du livre de Francis Pisani et Dominique Piotet, dont les quatre premiers chapitres sont consultables en ligne.
"Pourquoi bloguer sur l'Afrique ?" un article de Théophile Kouamouo sur Rue89.
Seulement 5,5 % des Africains utilisent internet, mais la blogosphère africaine se structure. Des liens à découvrir et à suivre, donc.
"Selon Berkeley, jouer avec Internet, c'est bon pour les jeunes" un billet de Fabrice Epelboin sur ReadWriteWeb France.
La façon dont les jeunes utilisent internet au jour le jour transforme les modes d'apprentissage et représente une fantastique opportunité pour les enseignants qui savent s’en servir.
"Chronique des clip, crap, bang, vlop, zip" sur Chroniques du jour d'après.
Une critique comme je les aime d'un livre comme je les aime, Le Dictionnaire des onomatopées de Pierre Enkell et Pierre Rézeau.

"La réappropriation de la démocratie urbaine", un article d'Eugène McCann sur La vie des idées.fr.
A propos d'un livre récent de Mark Purcell, Recapturing Democracy : Neoliberalization and the Struggle for Alternative Urban Futures (New York, Routledge, 2008).
"L'art doit envoyer valser toute police du goût" sur Télérama.fr
Un entretien savoureux avec une philosophe du beau.
"Du prolétariat au poétariat", un billet de Jean-Claude Pinson sur 24 heures Philo.
Gradhiva, revue en ligne du Musée du Quai Branly, hébergée par Revues.org.
Tu mourras moins bête, l'excellent blog BD de marion Montaigne, pour découvrir des questions scientifiques tout en s'amusant.

Les archives photo de Life, hébergées par Google.
Je sens que ceux qui ne connaissent pas encore vont y passer des heures...
"Perrette et le tracteur : la mythologie de la terre en danger", sur Rue89.
Une visite guidée par Catherine Bernard de l'exposition à la bibliothèque Forney.
"Pynchon best-seller" sur Locus solus.
Un concours organisé par un site canadien pour que les couvertures de livres soient plus attrayantes. J'aime beaucoup...
Les sculptures de Ron Mueck n'en finissent pas de m'étonner. A découvrir sur YouTube.
Village of Joy : un site pour découvrir toutes les choses les plus étranges du monde, comme par exemple cette voiture-chaussure de femme
Je sens que ceux qui ne connaissent pas encore vont y passer des heures (bis)...

A lundi prochain pour "ma bonne e-toile" n° 3 !
Libellés :
Blogosphère,
Les coups de foudre de l'arc-en-ciel,
Livres,
Sites internet
lundi 8 décembre 2008
Ma bonne e-toile (1)
J'inaugure ici une nouvelle rubrique hebdomadaire (en principe tous les lundis), pour mettre en avant tout ce que j'ai trouvé de bien sur le web durant la semaine précédente. Cette veille très sélective portera essentiellement sur des questions de littérature, sciences humaines et sociales, art contemporain, mais pourra également fuir vers d'autres thématiques, au fil de mes découvertes. Il s'agira d'une veille "éditorialisée", c'est-à-dire qu'après une lecture approfondie des billets mis en lien, j'en ferai une présentation de quelques lignes.
Je profite de cette première "bonne e-toile" pour inviter les lecteurs du Bibwebzine à découvrir le tout récent "aaaliens", où une quarantaine de veilleurs s'associent dans une expérience de journalisme de liens. Une belle idée, un beau concept, une belle aventure à laquelle j'aimerais bien me joindre un jour - pas tout de suite : je suis novice en Delicious...
Pour cette semaine et pour débuter, juste quatre liens ; la rubrique sera plus étoffée la semaine prochaine.
Tout d'abord, Perfils paisans e mor de la lenga, un billet de Jean-Pierre Cavaillé (accessible, au choix, en occitan ou en français) à propos du dernier film de Raymond Depardon, "La vie moderne". L'auteur s'intéresse particulièrement à la question de la langue, de l'occitan qui tend à disparaître en même temps que le mode de vie traditionnel des paysans. J.-P. Cavaillé est linguiste, spécialiste de langues romanes ; ses billets, généralement assez longs, très documentés, sont toujours passionnants.
Toujours sur des questions de langue, MAM, les meufs et les keufs, sur le savoureux Langue sauce piquante, le blog des correcteurs du monde.
Restons dans les langues romanes avec Dames perilloses del rock (en catalan) de Miss Danger à propos des "Dames Danger" mal élevées du rock, avec plein d'extraits à écouter et de photos qui décoiffent. Ampli : le blog des "musicthécaires" dynamiques et branchés de Barcelone...
Une photographe allemande assez géniale, fascinée par les mosaïques humaines : c'est Claudia Rogge, découverte chez Fubiz. Ci-dessous, une de ses photos :
Je profite de cette première "bonne e-toile" pour inviter les lecteurs du Bibwebzine à découvrir le tout récent "aaaliens", où une quarantaine de veilleurs s'associent dans une expérience de journalisme de liens. Une belle idée, un beau concept, une belle aventure à laquelle j'aimerais bien me joindre un jour - pas tout de suite : je suis novice en Delicious...***
Pour cette semaine et pour débuter, juste quatre liens ; la rubrique sera plus étoffée la semaine prochaine.
Tout d'abord, Perfils paisans e mor de la lenga, un billet de Jean-Pierre Cavaillé (accessible, au choix, en occitan ou en français) à propos du dernier film de Raymond Depardon, "La vie moderne". L'auteur s'intéresse particulièrement à la question de la langue, de l'occitan qui tend à disparaître en même temps que le mode de vie traditionnel des paysans. J.-P. Cavaillé est linguiste, spécialiste de langues romanes ; ses billets, généralement assez longs, très documentés, sont toujours passionnants.
Toujours sur des questions de langue, MAM, les meufs et les keufs, sur le savoureux Langue sauce piquante, le blog des correcteurs du monde.
Restons dans les langues romanes avec Dames perilloses del rock (en catalan) de Miss Danger à propos des "Dames Danger" mal élevées du rock, avec plein d'extraits à écouter et de photos qui décoiffent. Ampli : le blog des "musicthécaires" dynamiques et branchés de Barcelone...
Une photographe allemande assez géniale, fascinée par les mosaïques humaines : c'est Claudia Rogge, découverte chez Fubiz. Ci-dessous, une de ses photos :
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mardi 21 octobre 2008
Google readée
J'utilise Google reader depuis quelques semaines et je suis assez séduite par cet outil de veille, même s'il pourrait encore être amélioré.
Il est très facile à utiliser, vraiment à la portée de tous.
L'interface publique est agréable d'aspect et facilite la lecture.
Il permet de partager ses trouvailles et de les mettre à disposition par mail, sur son blog, sur Facebook, sur Friendfeed,... (cf. ma liste de partage, ici-même en haut à gauche de l'écran) ;
On peut aussi partager sa liste de partage avec d'autres "partageux" ce qui, si l'on pense veille collective au-delà des murs de nos bibliothèques, me semble riche d'énormes possibilités. Pourquoi ne pas organiser, entre bibliothécaires, un "Biblio links" sur le modèle de ce qu'ont fait des journalistes avec Média links ? Cela me semble réalisable, là, presque tout de suite et sans gros effort, puisque chaque participant veillerait sur les domaines qui l'intéressent. Une biblioblogothèque sans frontières mise à jour quotidiennement... Moi, je marcherais à fond dans ce genre de projet, alors s'il y a des volontaires, on y va !
Quelques critiques tout de même - Google Reader n'est pas parfait.
Le nuage de tags, si utile pour la recherche, n'est visible que sur la page de stats et uniquement par le "propriétaire" de l'agrégateur.
Les lecteurs ne peuvent pas laisser de commentaires : dommage !
Les textes proposés à la lecture apparaissent pour la plupart en lecture intégrale : visites perdues pour les blogueurs ?
Il est très facile à utiliser, vraiment à la portée de tous.
L'interface publique est agréable d'aspect et facilite la lecture.
Il permet de partager ses trouvailles et de les mettre à disposition par mail, sur son blog, sur Facebook, sur Friendfeed,... (cf. ma liste de partage, ici-même en haut à gauche de l'écran) ;
On peut aussi partager sa liste de partage avec d'autres "partageux" ce qui, si l'on pense veille collective au-delà des murs de nos bibliothèques, me semble riche d'énormes possibilités. Pourquoi ne pas organiser, entre bibliothécaires, un "Biblio links" sur le modèle de ce qu'ont fait des journalistes avec Média links ? Cela me semble réalisable, là, presque tout de suite et sans gros effort, puisque chaque participant veillerait sur les domaines qui l'intéressent. Une biblioblogothèque sans frontières mise à jour quotidiennement... Moi, je marcherais à fond dans ce genre de projet, alors s'il y a des volontaires, on y va !
Quelques critiques tout de même - Google Reader n'est pas parfait.
Le nuage de tags, si utile pour la recherche, n'est visible que sur la page de stats et uniquement par le "propriétaire" de l'agrégateur.
Les lecteurs ne peuvent pas laisser de commentaires : dommage !
Les textes proposés à la lecture apparaissent pour la plupart en lecture intégrale : visites perdues pour les blogueurs ?
dimanche 28 septembre 2008
Des blogs
Se nourrir chaque jour de biblioblogs est important pour rester en bonne santé bibliothéconomique. Encore faut-il bien les choisir. Pour ma part, j'ai une nette préférence pour les biblioblogs "incarnés", ceux où affleure la présence d'un ou plusieurs êtres humains avec leurs doutes, leurs imperfections, leurs humeurs et coups de coeur, leurs éclats de rire. Les blogs institutionnels, même s'ils tendent plus vers la perfection formelle, m'intéressent moins. Je les trouve trop lisses, froids, trop corrects, sans chair ni âme. Ils ressemblent souvent trop à des communiqués de presse officiels et n'apportent guère de plaisir de lecture. J'aime savoir qui écrit et "d'où" ça s'écrit. Une bibliothèque, c'est une institution ; ce sont aussi des êtres humains à la rencontre d'autres êtres humains. Rien n'oblige un blog institutionnel à être désincarné - en témoigne le tout récent Bua'bloc, créé par l'équipe de direction de la bibliothèque universitaire d'Angers et destiné aux étudiants.
Depuis peu, j'ai abandonné mon agrégateur Netvibes pour Google Reader - oui, je sais, c'est G... et alors ? Ce que j'apprécie dans cet outil de veille, c'est la possibilité de mettre des mots-clés sur les articles qui m'intéressent (très utile pour les retrouver facilement), de partager et éventuellement commenter ceux que je sélectionne. Je trouve cette pratique plus vivante que la simple consultation de flux... avant oubli. Le problème auquel je commence à me heurter, c'est celui de la quantité : j'ai actuellement un peu plus de 80 abonnements (biblioblogs, mais aussi blogs de journalistes dont les questionnements peuvent éclairer ceux des bibliothécaires, blogs d'écrivains et de critiques littéraires, de philosophes, de sociologues, de critiques d'art). J'ai une pratique de lecture de plus en plus rapide - je rêve de revenir à la lecture lente d'antan, heureusement qu'il reste la poésie pour cela - mais mes yeux et mon cerveau ne peuvent pas absorber plus, j'arrive à RSSsatiété. Je crois que, sous peine de souffrir "d'infobésité", il va falloir que je pratique une sorte de désherbage systématique : un nouveau flux = un flux supprimé. Ceci dit, dans ce domaine comme dans bien d'autres, adopter des pratiques collectives serait plus intelligent et éviterait les bidouillages personnels intuitifs et erratiques.
Depuis peu, j'ai abandonné mon agrégateur Netvibes pour Google Reader - oui, je sais, c'est G... et alors ? Ce que j'apprécie dans cet outil de veille, c'est la possibilité de mettre des mots-clés sur les articles qui m'intéressent (très utile pour les retrouver facilement), de partager et éventuellement commenter ceux que je sélectionne. Je trouve cette pratique plus vivante que la simple consultation de flux... avant oubli. Le problème auquel je commence à me heurter, c'est celui de la quantité : j'ai actuellement un peu plus de 80 abonnements (biblioblogs, mais aussi blogs de journalistes dont les questionnements peuvent éclairer ceux des bibliothécaires, blogs d'écrivains et de critiques littéraires, de philosophes, de sociologues, de critiques d'art). J'ai une pratique de lecture de plus en plus rapide - je rêve de revenir à la lecture lente d'antan, heureusement qu'il reste la poésie pour cela - mais mes yeux et mon cerveau ne peuvent pas absorber plus, j'arrive à RSSsatiété. Je crois que, sous peine de souffrir "d'infobésité", il va falloir que je pratique une sorte de désherbage systématique : un nouveau flux = un flux supprimé. Ceci dit, dans ce domaine comme dans bien d'autres, adopter des pratiques collectives serait plus intelligent et éviterait les bidouillages personnels intuitifs et erratiques.
mardi 16 septembre 2008
Un nom à soi
Je suis avec un grand intérêt la discussion qui s'est engagée il y a quelques jours sur le blog de Daniel Bourrion à propos de bibliothécaires "1.0", "2.0" (et plus si affinités). Et je me demande pourquoi il est si difficile de bloguer sous sa véritable identité - ceci dit, je me souviens de mes débuts de blogueuse il y a quelques mois, où je n'arrivais même pas à écrire "je". Je me demande pourquoi les biblioblogueuses qui s'aventurent dans une réflexion sur leur métier (lorsqu'elles osent aller jusque là), qui ont envie de s'exprimer sur leur travail, sur ce qui leur pose problème, ce qui marche bien, ce qui pourrait aller mieux, ne veulent ou ne peuvent pas le faire ouvertement. Je dis biblioblogueuses, car nos collègues hommes semblent avoir plus de latitude (ou plus d'audace) pour poster en leur nom propre, alors que pour une femme cela relève vraiment de la transgression : "pour qui elle se prend, celle-là ?"
En tant que fonctionnaires, nous avons, certes, un devoir de réserve. Toutefois, nous ne travaillons pas pour la Grande Muette et n'avons donc aucune obligation de secret. Il est donc probable que je me dé-pseudonymise sous peu.
En tant que fonctionnaires, nous avons, certes, un devoir de réserve. Toutefois, nous ne travaillons pas pour la Grande Muette et n'avons donc aucune obligation de secret. Il est donc probable que je me dé-pseudonymise sous peu.
dimanche 14 septembre 2008
Carnet de terrain
Après un été de flottement et d'expérimentations diverses, la lecture de plusieurs billets de biblioblogueurs m'a confirmée dans le désir de tenir régulièrement un carnet consacré à mon métier de bibliothécaire "de terrain". Pour moi, Le Bibwebzine reprend donc du service sous cette forme-là. Désormais, plus de blog privessionnel, mais un blog professionnel (sous pseudonyme et sans citer le nom de la collectivité qui m'emploie - bonjour le numéro d'équilibriste !) ET un blog personnel pour le reste (sous un autre pseudo). J'évite d'ailleurs habituellement, autant que faire se peut, de mélanger ma vie privée et ma vie au travail.
J'aimerais que ce blog garde la dimension collective qu'il avait au départ - je ne sais d'ailleurs pas pourquoi Gaucelm et les autres n'ont rien écrit pendant mon absence. Je reste persuadée de la nécessité de porter, à plusieurs, divers points de vue individuels sur le réel, d'éclairer toutes ses facettes, et surtout de travailler ensemble au-delà des particularités statutaires et des distances géographiques. Il reste ouvert à d'autres contributeurs éventuels - je pense en particulier à des bibliothécaires qui n'ont pas encore leur propre blog mais qui voudraient faire leurs premiers pas. Si vous voulez devenir auteur ici, il vous suffit de m'écrire.
Parlant de "l'art de chercher", Bertrand Callenge écrit dans un billet récent (Métier d'arts) une phrase qui me semble décrire au mieux le coeur de ce qui rend nos questionnements stimulants. Cette phrase, je la fais mienne : "A une question donnée s'impose désormais une sorte d'errance intuitive, d'autant plus efficace qu'elle se renouvelle constamment". Je ne vais pas disserter, mais je laisse mijoter lentement. Ecrire, c'est mettre en ordre, donner forme, débrouillonner ce qui est confus, retrouver son chemin après s'être attardé et égaré en route. J'en ai besoin et le blog, par sa souplesse et sa facilité d'utilisation, est pour moi un support idéal.
Reste la question des commentaires : ils font partie intégrante de la vie d'un blog, apportent des éclairages, des enrichissements, et sont donc les bienvenus. Pas question en revanche d'accepter ici les considérations lourdingues de trolls baveurs (ils peuvent amuser certains, mais pas moi) ; pas place non plus pour des propos racistes ou misogynes, ni pour des insultes ou des attaques personnelles. Qu'on se le dise.
J'aimerais que ce blog garde la dimension collective qu'il avait au départ - je ne sais d'ailleurs pas pourquoi Gaucelm et les autres n'ont rien écrit pendant mon absence. Je reste persuadée de la nécessité de porter, à plusieurs, divers points de vue individuels sur le réel, d'éclairer toutes ses facettes, et surtout de travailler ensemble au-delà des particularités statutaires et des distances géographiques. Il reste ouvert à d'autres contributeurs éventuels - je pense en particulier à des bibliothécaires qui n'ont pas encore leur propre blog mais qui voudraient faire leurs premiers pas. Si vous voulez devenir auteur ici, il vous suffit de m'écrire.
Parlant de "l'art de chercher", Bertrand Callenge écrit dans un billet récent (Métier d'arts) une phrase qui me semble décrire au mieux le coeur de ce qui rend nos questionnements stimulants. Cette phrase, je la fais mienne : "A une question donnée s'impose désormais une sorte d'errance intuitive, d'autant plus efficace qu'elle se renouvelle constamment". Je ne vais pas disserter, mais je laisse mijoter lentement. Ecrire, c'est mettre en ordre, donner forme, débrouillonner ce qui est confus, retrouver son chemin après s'être attardé et égaré en route. J'en ai besoin et le blog, par sa souplesse et sa facilité d'utilisation, est pour moi un support idéal.
Reste la question des commentaires : ils font partie intégrante de la vie d'un blog, apportent des éclairages, des enrichissements, et sont donc les bienvenus. Pas question en revanche d'accepter ici les considérations lourdingues de trolls baveurs (ils peuvent amuser certains, mais pas moi) ; pas place non plus pour des propos racistes ou misogynes, ni pour des insultes ou des attaques personnelles. Qu'on se le dise.
samedi 24 mai 2008
Renaissance de Madame Thécaire
Mon ancien blog, Thécaire en e-veille, avait totalement disparu depuis début mai, ce qui m'a conduite à ouvrir celui-ci sur de nouvelles bases, en invitant des copines et des copains pour une aventure collective sous forme de webzine de bibliothécaires.
Miracle : Thécaire en e-veille vient de réapparaître (ou de dédisparaître) ; je me retrouve donc (un peu perplexe) avec deux blogs, alors qu'il y a cinq mois je n'envisageais même pas d'en avoir un. J'aime bien Le Bibwebzine, collectif et multilingue ; j'aime bien aussi Thécaire en e-veille, avec lequel j'ai fait mes premiers pas dans la biblioblogosphère. J'aime bien mi-blog pour son nuage de tags et son esthétique ; mais blogger est d'utilisation super simple et offre plus de possibilités pour la mise en page des billets (couleurs, polices de caractères, etc). Quel dilemme !
Si je veux alimenter deux blogs quotidiennement, il va me falloir pas mal de temps et d'idées... mais avec deux blogs je vais pouvoir participer doublement aux prochaines biblioblogades pendant le congrès de l'ABF à Reims !
Miracle : Thécaire en e-veille vient de réapparaître (ou de dédisparaître) ; je me retrouve donc (un peu perplexe) avec deux blogs, alors qu'il y a cinq mois je n'envisageais même pas d'en avoir un. J'aime bien Le Bibwebzine, collectif et multilingue ; j'aime bien aussi Thécaire en e-veille, avec lequel j'ai fait mes premiers pas dans la biblioblogosphère. J'aime bien mi-blog pour son nuage de tags et son esthétique ; mais blogger est d'utilisation super simple et offre plus de possibilités pour la mise en page des billets (couleurs, polices de caractères, etc). Quel dilemme !
Si je veux alimenter deux blogs quotidiennement, il va me falloir pas mal de temps et d'idées... mais avec deux blogs je vais pouvoir participer doublement aux prochaines biblioblogades pendant le congrès de l'ABF à Reims !
vendredi 16 mai 2008
Langue sauce piquante
De lien en lien, je suis arrivée par hasard (quoique...) sur le blog des correcteurs du Monde.fr, Martine Rousseau et Olivier Houdart : Langue sauce piquante, un site délicieusement érudit dont se délecteront les amoureux de la langue française. Bien que correcteurs, ils précisent qu'ils ne donnent pas de correction, même s'ils aiment le langage châtié.
A consommer, donc, sans modération !
A consommer, donc, sans modération !
Libellés :
Blogosphère,
Langues,
Les coups de coeur de Nannybib
samedi 10 mai 2008
Madame Thécaire change d'identité
Mi-blog m'ayant lâchement lâchée, je suis verte de rage et je le quitte à jamais !
J'en profite pour changer de nom, mais je reste bien une "thécaire en e-veille".
Attention : Nannybib va sans doute très prochainement changer une nouvelle fois d'identité, et ce blog va devenir une oeuvre collective. Belle expérience en perspective !
J'en profite pour changer de nom, mais je reste bien une "thécaire en e-veille".
Attention : Nannybib va sans doute très prochainement changer une nouvelle fois d'identité, et ce blog va devenir une oeuvre collective. Belle expérience en perspective !
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