Affichage des articles dont le libellé est Bibliothécaires. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bibliothécaires. Afficher tous les articles

mardi 23 mars 2010

Bibliothécaires : intellectos...

... ou nymphos ?



jeudi 31 décembre 2009

vendredi 24 avril 2009

Mineur du livre à la British Library

"J'aurais dû deviner que je finirais par m'embarquer dans une histoire avec les livres. Je trouvai un boulot monotone mais pas compliqué à la British Library, où je me transformais en ver de terre muni de bras afin de remonter à la surface des livres qui s'entassaient sur des kilomètres de tunnels sous Bloomsbury. Je passais mes journées dans les entrailles de ce sinistre bâtiment, cerné par des monceaux de papier imprimé qui tombait en poussière, émergeant de temps à autre dans la lumière et l'espace de la magnifique salle de lecture. Tout en travaillant, je chantais, ou je fredonnais : "Je suis un ver et je vis sous la terre."

Mes yeux, comme ceux de mes compagnons de travail, s'étaient adaptés à cette seule lumière tamisée et artificielle. Nous, les mineurs de livres, nous méprisions les lecteurs, leur arrogance, leur oisiveté, les jeux de séduction auxquels ils s'adonnaient entre eux. Ne se rendaient-ils pas compte qu'ils étaient dans une bibliothèque ? Même si nous étions un peu bizarres, un peu monstrueux même - véritables notes de bas de page du corps de leur texte -, ne pensaient-ils jamais à ce que nous faisions pour les approvisionner ? J'aimais pousser mon chariot, le dos courbé, dans les profondeurs de la terre, dans ce que Keats appelait les "passages sombres". Certains de ceux avec qui je travaillais peinaient dans cette vallée de livres depuis trente ans. Ils étouffaient mais se sentaient en sécurité, au milieu de cette forêt de papier où ils avaient fait leur trou. Il n'y avait pas de meilleur endroit où s'enterrer vivant."

Hanif Kureishi, Quelque chose à te dire (Christian Bourgois, 2008). Traduit de l'anglais par Florence Cabaret

dimanche 21 septembre 2008

Métier risqué

"Ils vont arrêter la bibliothécaire Juana Capdevielle. Son mari, ils l'ont déjà fusillé le 25 juillet et, à elle également, ils ont envoyé les mouches de la mort. Elle a perdu l'enfant qu'elle portait dans son ventre. Et cette nuit c'est son tour. Ca fait plusieurs fois qu'ils ont failli la tuer. Mais c'est un ordre qui doit absolument venir d'en haut, de ce qu'on appelle le Tribunal Invisible de la délégation à l'Ordre Public, présidée par Gonzalez Vallès. Cet après-midi, la fille de monsieur Vallès sera la marraine de la rencontre amicale de football qui doit opposer une équipe de la Phalange à une autre constituée par l'équipage du bateau de guerre du Reich, au stade de Riazor. Ils iront la supprimer de bon matin, à la bibliothèque." (p. 143-144)

Manuel Rivas, L'Eclat dans l'Abîme : mémoires d'un autodafé (Gallimard, 2008)
Traduit de l'espagnol par Serge Mestre

jeudi 18 septembre 2008

Super Librarian




(si ce n'est pas moi, elle me ressemble beaucoup)

(trouvé sur le blog de Lionel Dujol)


mardi 16 septembre 2008

Un nom à soi

Je suis avec un grand intérêt la discussion qui s'est engagée il y a quelques jours sur le blog de Daniel Bourrion à propos de bibliothécaires "1.0", "2.0" (et plus si affinités). Et je me demande pourquoi il est si difficile de bloguer sous sa véritable identité - ceci dit, je me souviens de mes débuts de blogueuse il y a quelques mois, où je n'arrivais même pas à écrire "je". Je me demande pourquoi les biblioblogueuses qui s'aventurent dans une réflexion sur leur métier (lorsqu'elles osent aller jusque là), qui ont envie de s'exprimer sur leur travail, sur ce qui leur pose problème, ce qui marche bien, ce qui pourrait aller mieux, ne veulent ou ne peuvent pas le faire ouvertement. Je dis biblioblogueuses, car nos collègues hommes semblent avoir plus de latitude (ou plus d'audace) pour poster en leur nom propre, alors que pour une femme cela relève vraiment de la transgression : "pour qui elle se prend, celle-là ?"

En tant que fonctionnaires, nous avons, certes, un devoir de réserve. Toutefois, nous ne travaillons pas pour la Grande Muette et n'avons donc aucune obligation de secret. Il est donc probable que je me dé-pseudonymise sous peu.

lundi 23 juin 2008

Bibliothécaires dans le vent

Il y a trois bibliothécaires sur cette photo, prise samedi soir lors de la fête de la musique. Saurez-vous les trouver ? Quelques indices :
- celle qui n'a pas besoin de ranger son instrument après le concert travaille en littérature et sciences humaines. Avis aux amateurs : outre son talent, elle a de fort beaux pieds...
- celui qui est bibliothécaire jeunesse n'a pas du tout la tête d'une bibliothécaire jeunesse. Sur la photo, il est caché : il est assez timide mais ça ne l'empêche pas de faire du bruit.
- celui qui a créé le groupe est discothécaire très 2.0 - je suis sûre qu'il en est presque à 3, voire plus. Il vient de refaire le site d'Elliott M. et il a de bonnes vibrations.

N.B. : Elliott M. cherche des dates. Leur répertoire se compose de chansons plutôt pop, tendres, marrantes, doucement ironiques. Le groupe a déjà deux CD à son actif ; le troisième, en cours d'exploration et d'expérimentation, est prévu pour l'automne.



jeudi 12 juin 2008

Bon appétit

Inauguration du congrès de l'ABF.
Discours officiels, remerciements, remerciements, remerciements, etc...
Alexandre Steyer, Recteur de l'Académie de Reims : "Les bibliothécaires sont les diététiciens de l'information".
Voici donc le menu que je préconise : en entrée, foie gras de canard avec toasts grillés (évitez le pain de mie, ça ressemble à rien, choisissez plutôt du bon vrai pain de campagne qui sent bon quand il grille) ; ensuite, magret de canard accompagné de pommes de terre à la sarladaise et de salade verte croquante à l'oignon nouveau ; fromage de chèvre qui pue à assaisonner d'ail nouveau ; en dessert, ce que vous voulez. Sur le plan diététique, c'est parfait, tout individu normalement constitué doit pouvoir adapter ce menu à ses besoins : normalement, nous avons dans le cerveau des indicateurs de satiété ; s'ils ne fonctionnent pas, cela relève de la médecine, pas de la bibliothéconomie
Surtout, évitez l'allégé, tant sur le plan culinaire qu'au niveau littéraire, musical ou cinématographique.