lundi 29 mars 2010

Bonnes nouvelles des bestioles

(Billet publié dans le cadre d'un partenariat tout neuf entre Alapage et Le bibwebzine)



Wouah, la trouille, ça grouille de bestioles dans le recueil de seize très courtes nouvelles de Yigit Bener fort justement intitulé Autres cauchemars, publié très récemment chez Actes Sud à l'occasion de la Saison de la Turquie en France (juillet 2009 - mars 2010) !

Toutes les petites bêtes que personne n'aime sont là, prêtes à sortir des pages qui les contiennent : insectes rampants, piquants, buzzants, zonzonnants, irritants, urtiquants, dégoûtants ; araignées, scorpion, bousiers, cafards, fourmis, mouches, moustiques, moucherons, j'en passe et des plus dégueulasses - ah, les états d'âme d'une femme visitée par un ver solitaire !

Rencontre avec quelques cafards pour vous mettre l'eau à la bouche (p. 82) :
"Des gros, des petits... gras, courts, longs... noirs comme charbon, marron clair ou foncé, des jaunes, des gris, des presque rouges. Des zébrés, des unis, tachetés sur le dos... Antennes séparées ou collées, à l'horizontale ou à la verticale, les antennes recourbées. Ailés, cuirassés, potelés, à l'abdomen bombé.
L'encyclopédie ne mentionne que trois espèces : l'américain, le germanique et l'oriental... Tromperie ! On voit bien que ça ne se limite pas à ceux qui élisent domicile dans les hammams ou les radiateurs, il y en avait sûrement d'origine indienne, mongole, japonaise, africaine, australienne, voire de la Rome antique... Sans oublier les espèces esquimaude, lapone ou même lettone !"

Toutes ces bestioles, elles font peur, et on adore l'ironie de l'auteur, on en redemande. Et puis, tout bien réfléchi, le monde des humains n'est guère plus attirant : sentiments vils et destructeurs, corps vêtus d'uniformes, jeux de pouvoir, médecin de la mort, tortionnaires plus ou moins volontaires d'innocentes grenouilles.

En fait, ces petites histoires sont extrêmement politiques et universelles. Qu'on en juge avec cet autre extrait (p. 87) :
"Un bon moustique est un moustique qui ne quitte jamais son marécage. Ceux qui sont entrés dans votre champ de vision sont des moustiques hostiles qui ont la ferme intention de vous piquer pour vous pomper le sang : il ne faut pas hésiter à les massacrer, Dieu reconnaîtra les siens !
Ceux qui pensent que je ne suis pas en harmonie avec la nature se trompent. En harmonie, mais chacun chez soi. Pourquoi pas ?
Le mélange des genres n'a jamais donné de bons résultats. De toute façon, la nature est faite comme ça. Faites le test, si vous voulez : mettez une gazelle et un lion ensemble, et voyez voir ce qui se passe !"

La légèreté de ton flirte avec la gravité dans ces nouvelles où la Turquie est très présente en arrière-plan doux-amer. Quelques notes de la traductrice balisent ce qui pourrait passer inaperçu aux yeux d'un lecteur non averti des réalités turques, comme l'article 301 du Code pénal relatif à "l'insulte à l'identité turque, à la République, aux institutions ou organes d'Etat" qui permet de sanctionner tout délit d'opinion.

Un seul bémol à mon enthousiasme : l'abus de points de suspension gêne un peu la lecture. Dommage !


Yigit Bener, Autres cauchemars (Actes Sud, 2010). Nouvelles traduites du turc par Célin Vuraler

jeudi 25 mars 2010

Fous littéraires et des brouettes



L'AFPA Haute-Vienne organise jeudi prochain 1er avril sur son site de Romanet à Limoges
un colloque très prometteur intitulé


"Causeries brouettiques, brouettes, fous littéraires, bibliothèques imaginaires".




Pour consulter le programme, cliquer ici.



Pour tous renseignements et inscriptions :
AFPA Haute-Vienne
Z.I. de Romanet - 27 rue Léonard Samie
87000 LIMOGES
05.55.30.01.30
marie.peyrat@afpa.fr




Et pour voir de fort jolies brouettes (quelques photos ci-dessus),
rendez-vous jusqu'au 31 mars à la Bfm
(bibliothèque francophone multimédia de Limoges)

mercredi 24 mars 2010

Grand public vs intellos

(J'ai écrit ce billet pour Marginales, mon blog Mediapart. Je le mets aussi ici car il concerne les bibliothèques publiques)


J'ai un problème : voilà treize ans que je travaille en bibliothèque publique, au service direct du public, et je suis incapable de dire ce que "grand public" veut dire, je ne sais vraiment pas ce qu'est le grand public ni ce qui est a priori bon pour lui, à savoir (implicitement) "pas trop intello".

Qui sont donc Monsieur et Madame Granpublic ? Que je sache cette catégorie, si souvent mise en avant lorsqu'il est question de bibliothèques publiques, n'a jamais été définie ni étudiée par les spécialistes de sciences humaines. M. et Mme GP ont-ils voté dimanche ? A droite, à gauche, au centre, aux extrêmes ? Se sont-ils abstenus ? Ont-ils des goûts moyens en toutes choses ? Un professeur des écoles appartient-il au grand public ? Et un professeur du secondaire ? Et un professeur d'université ? Et un ouvrier viré de sa boîte ? Et une majorette ? Et un gitan analphabète amateur de films de Jean Renoir ? Et un journaliste ? Les retraités sont-ils plus emblématiques du grand public que les adolescents de banlieue ? Les classes moyennes, est-cela, LE grand public ? Pour qui devons-nous travailler ? Danielle Steel est-elle grand public ? Et la bande dessinée ? Et Marcel Conche ? Et la poésie ? Les petits romans sont-ils plus grand public que les gros ? De plus, histoire d'introduire un peu de désordre dans nos catégories, les choix de Monsieur et Madame Granpublic sont parfois inattendus, leurs goûts et leurs intérêts ne les portent pas toujours vers où nous nous attendions à ce qu'ils aillent.

Autre facette du problème, corollaire de la précédente : je suis à peu près incapable de déterminer si un livre, une musique, un film, sont "intellos" - je ne suis pas du tout physionomiste, c'est peut-être lié.La catégorie "intello" est pour moi vide de sens. Les livres de François Jullien sont-ils intellos ? Certes, on suit mieux le fil de sa pensée si on connaît un peu le chinois et le grec, mais inversement ils peuvent susciter le désir de découvrir ces langues et ces pensées. Les films à petite diffusion appartiennent-ils à cette catégorie "intello" mal définie, si utile pour les exclure des fonds destinés au grand public ? La poésie est-elle intello ? Selon moi, elle parle à l'âme bien plus qu'à l'intellect ; de plus elle sert parfois, aussi, à lutter. Les cours de Michel Foucault au Collège de France, je parie que c'est intello - et pourtant ! Les livres d'un prix Nobel d'économie sont-ils intellos ? A mon avis, ils peuvent être utiles pour comprendre le monde dans lequel nous vivons. Essayer de comprendre, c'est ça être intello ? Mais dans le "grand public" avec lequel je travaille au quotidien, je vois une belle quantité de gens désireux d'avoir des outils pour comprendre. Sont-ils donc tous des intellos ? Ben non, puisque je vous dis que c'est le grand public !

Zut alors, reprenons à zéro. J'ai vraiment besoin d'aide !

mardi 23 mars 2010

Bibliothécaires : intellectos...

... ou nymphos ?



lundi 22 mars 2010

Vingt-trois bonnes raisons d'aimer "Enigma" d'Antoni Casas Ros

- Antoni Casas Ros est un jeune écrivain catalan.
- Enigma est un livre plein de livres.
- C'est un roman plein d'écrivains.
- On a tout de suite envie de le relire.
- Joachim, Ricardo, Naoki et Zoé ont chacun leur "enigma".
- Enigma se passe à Barcelone.
- Ce roman n'a pas de dernière page, donc pas de fin.
- Il donne envie de lire La vengeance d'une femme de Barbey d'Aurevilly.
- Zoé aime José Saramago et Antonio Lobo Antunès.
- On ne s'ennuie pas pendant les scènes de sexe.
- Antoni Casas Ros est un surdoué des situations tragicocasses.
- Ricardo est un poète raté qui réussit et finit mal.
- Ce roman donne très envie d'aller manger des tapas à la Vinya del Senior place Santa-Maria del Mar en buvant du vin blanc sec bien frais.
- Naoki a une façon très personnelle d'écouter de la musique avec son Ipod.
- Zoé nage très loin vers le large.
- Un personnage sur deux est un assassin ou une meurtrière.
- Un autre mutile les livres par amour de la littérature.
- Tous s'abandonnent aux fluctuations de l'amour.
- Etre handicapé n'empêche pas Joachim de baiser.
- Ce roman donne très envie de lire Enrique Vila-Matas.
- Naoki finance un acte subversif peu banal.
- Ce roman donne envie d'aller flâner à Barceloneta pour choisir des livres à la librairie Bartleby & Co ; si on ne la trouve pas, on peut se baigner et manger du poisson dans un petit restaurant.
- Il donne envie de lire aussi le premier roman d'Antoni Casas Ros, Le théorème d'Almodovar (Gallimard, 2008), ainsi que son recueil de nouvelles, Mort au romantisme (Gallimard, 2009).

dimanche 21 mars 2010

Ce que veulent les livres

"Traverser les livres dans le silence était pour moi une expérience étonnante. Je sentais chaque auteur, chaque texte, d'une manière absolument organique. Les livres avaient un effet direct sur tout mon être et de temps en temps, il fallait que je les change de place. Un volume demandait à venir sur la table pour qu'il trouve son lecteur du jour. Un autre désirait réintégrer les rayonnages, se fondre dans la masse anonyme. Certains auteurs criaient, ne supportaient plus l'ordre alphabétique, ils voulaient clairement échapper à une certaine fatalité de voisinage et le disaient haut et fort. Il suffisait d'être à l'écoute des livres pour comprendre qu'on ne pouvait rien leur imposer. Un livre est un organisme vivant, avec ses besoins, ses rêves, ses revendications. Et trop souvent, les librairies et les bibliothèques ressemblaient à des mouroirs où s'entassaient des êtres débilités. En passant, je pris un petit volume de Reinaldo Arenas : Arturo, l'étoile la plus brillante. Il exigeait d'être lu ce matin même, dans la tranquillité, l'odeur du café, les rires des enfants."

Antoni Casas Ros, Enigma (Gallimard, 2009)

mercredi 13 janvier 2010

Lever le nez du guidon (16)

La journée d'hier a encore été perturbée par les intempéries : nous avons dû fermer à 16 h en raison d'une alerte orange aux pluies verglaçantes.
Tout avait pourtant bien commencé, le matin, avec du patinage sur les trottoirs gelés pour me rendre en réunion de Direction...
Début d'après-midi : une réunion remise, puis une autre, enfin un rendez-vous non honoré en fin de journée. Je me suis plongée dans le Code de la Fonction publique pour trouver des informations sur le droit d'alerte et de retrait des fonctionnaires en cas de danger - il est souvent indispensable d'aller à la source pour donner des infos exactes. Sur internet, j'ai trouvé surtout des interprétations, mais peu de données totalement fiables applicables à des situations météorologiques.

Ce matin, effet magique de l'alerte orange, tout avait fondu.
Messageries, café-galette.
Appel d'une prof de la fac qui veut organiser des visites du quartier avec ses étudiants en géographie dans le cadre d'un cours sur l'urbanisme. Why not, mais je n'ai pas pu m'empêcher de penser à Lydie Salvayre.
Question Biblioses@me sur le livre d'Edmond Tranin Sur le dixième parallèle (Grasset, 1926), qui a inspiré Hergé pour Tintin au Congo.
Réunion avec la nouvelle chargée d'animations et de communication de la Bfm, qui découvrait la bibliothèque de Beaubreuil. Nous avons beaucoup parlé blogs, Facebook, Youtube, fils RSS, etc.
Réception de mobilier pour la disco-vidéothèque. Chic, de belles chauffeuses rouges qui vont rendre l'espace plus accueillant, et des petites chauffeuses rigolotes pour les enfants ! Nous finirons de débaler le reste demain.

Je n'ai pas vu passer l'après-midi. Planning de service public pour la semaine prochaine + questions diverses (c'est fou ce que les questions diverses, qui touchent vraiment à tous les domaines, sont nombreuses dans les fonctions de responsable de bibliothèque !). L'équipe est au grand complet, je ferai donc moins de service direct au public pendant quelque temps.

En fin de journée, un jeune m'a rendu visite dans mon bureau pour parler de choses et d'autres.

Au chapitre de la veille : "Parler brouette" sur le blog de François bon, au sujet des Causeries brouettiques qui doivent avoir lieu à Limoges le 1er avril (si si, c'est sérieux !) ; et puis "Manolo Sanctis, l'édition communautaire comme plateforme" sur Bibliobsession, à propos d'un "projet exemplaire autour de la BD qui a le mérite de montrer concrètement comment on peut repenser une chaîne éditoriale, et notamment le rapport auteurs/lecteurs aujourd'hui".

En attendant demain, voici une photo de l'église-phare de Suommenlina, au large d'Helsinki : incroyable, ce bleu dont j'avais oublié le goût !






samedi 9 janvier 2010

Lever le nez du guidon (15)

Journée placée sous le signe de la neige. Les premiers à avoir vaincu les difficultés du trajet ont laissé joyeusement leurs empreintes éphémères dans la poudreuse du patio, avant de partager une galette des rois. Matinée rythmée par des coupss de fils.



Après-midi service public. La cyberbase n'a pas désempli. Un peu de monde aussi dans les autres espaces (prêt de livres, de CD et de DVD en vue d'un week-end cocooning à la maison). C'est bien que nous ayons pu ouvrir malgré quelques absents (seulement 2, mais le samedi étant déjà une journée à effectif réduit, chaque présence compte). Public d'extrême proximité : le quartier fonctionne comme une petite ville, avec beaucoup d'allées piétonnes, et il est très facile de s'y déplacer à pied ; les enfants viennent tout seuls sans risque et ils étaient ravis de toute cette neige. Bref, personne ne s'est cassé le nez sur une bibliothèque fermée pour cause d'intempéries. Nous avons juste fermé un peu plus tôt, avant la nuit.

Je n'ai pas totalement vidé mon agrégateur, mais j'attire votre attention sur "La typographie, grande oubliée du (livre) numérique" sur le blog de Pierre-Alexandre Xavier, Temps futurs repéré grâce à Lorenzo Soccavo (Prospective du livre et de l'édition). Si vous voulez plus, consultez ma liste de partage ;-)

J'ai fait aussi quelques photos du quartier, très beau dans cet écrin blanc.



A mardi !

vendredi 8 janvier 2010

Lever le nez du guidon (14)

Aujourd'hui, bonheur, journée consacrée presque intégralement aux sciences humaines et sociales en bibliothèques publiques.

Matin :
réunion avec la directrice du Centre régional du Livre pour préparer un stage CNFPT qui doit avoir lieu à la Bfm du 23 au 25 juin sur le thème de la "mise en valeur des sciences humaines et sociales". Nous avions déjà exploré plusieurs pistes et contacté des intervenants possibles, et avons établi un pré-programme articulé ainsi :
- 1er jour : malaise dans les SHS ? Panorama de l'édition en SHS
- 2ème jour : nouveaux supports, nouveaux outils
- 3ème jour : nouvelles médiations, expérimentations. Importance de l'oralité, de l'image, du travail hors les murs, de la rencontre.

Après-midi :
- Mails, coups de fil, consultation de sites pour affiner le programme
- Demande d'ordre de mission pour participer aux prochains Rendez-vous des sciences humaines organisées par la Fondation Maison des Sciences de l'Homme
- Découverte des Archives audiovisuelles de la Recherche, où il est possible d'écouter les conférences des trois précédentes Rencontres des SHS, mais aussi un fonds très riche de ressources audiovisuelles.

- Au chapitre de la veille quotidienne, je retiens trois liens aujourd'hui : "Les bibliothèques ont de l'avenir" de Marin Dacos sur Blogo Numéricus ; "Déchiffrer la violence" de Nicolas Duvoux sur La vie des idées, où l'on peut voir et écouter le sociologue Laurent Mucchielli sur plusieurs vidéos ; "Le blog comme navigateur de réseau ou comment on s'informe les uns les autres" de Narvic sur Novövision (je ne partage pas son enthousiasme pour la conversation, mais cet article mérite d'être relu)

- Survol du dernier numéro de Bibliothèque(s) consacré au thème "Intimités". Franck Queyraud y est l'auteur d'un article intitulé "A quoi peut bien servir un réseau social en bibliothèque ? L'exemple de Facebook", que l'on peut retrouver sur son blog, Mémoire de silence
- Enfin, consultation du livret "Célébrations nationales" édité par le Ministère de la Culture, qui peut donner des idées d'animations ou de présentations thématiques. J'ai retenu la loi sur les retraites ouvrières et paysannes (22/03/1910), les naissances d'Alfred de Musset (11/12/1810), Frédéric Chopin (01/03/1810), Jean Anouilh (23/06/1910), Jean Genet (19/12/1910), Julien Gracq (01/07/1910). On y rencontre aussi une tripatouillée d'illustres inconnus, ce qui est toujours une bonne source d'amusement.


A demain !

jeudi 7 janvier 2010

Lever le nez du guidon (13)

Mercredi et jeudi dernier, j'ai partagé mes journées entre la poursuite du désherbage des fictions ados le matin et l'accueil du public l'après-midi. Et j'ai tout simplement oublié de faire mon billet quotidien ici comme promis... J'ai à nouveau filmé quelques moments de la rencontre contée avec Zhor Tazi, ce qui fait donc maintenant trois vidéos d'environ 5 mn chacune sur Youtube pour garder une trace de cette animation. La principale difficulté était de capter ce que ces rencontres avaient de vivant tout en évitant au maximum de filmer les visages d'enfants. Vous pouvez regarder "Mon miel ma douceur" en cliquant ici, "Le sac de la vieille" en cliquant ici et "L'histoire de Sarsor" en cliquant ici.



Aujourd'hui, journée de reprise enneigée après un grand grand week-end de 6 jours.

Matinée courrier, échanges avec l'équipe, tri de papiers et de dossiers (année nouvelle = il faut faire de la place). Une réunion de concertation et de mise au point désherbage devait avoir lieu avec les bibliothécaires jeunesse, mais j'ai dû la remettre à plus tard car leurs diverses occupations ne les ont libérées qu'à 11 h 45 ce qui, de mon point de vue, n'est pas une bonne heure pour commencer une réunion.

Après-midi planning de service public pour la semaine prochaine, billet de blog pour Bibs sur un tapis volant, consultation des stats, quelques photos de Beaubreuil sous la neige. En le relisant, je trouve mon billet sur la poésie bien austère : je n'aurais peut-être pas dû le faire un jour de reprise, c'est un peu comme un lundi pour les gens normaux ;-((

Et bien sûr, tout au long de la journée, veille sur Google Reader.

Demain est un autre jour ! En attendant, une autre photo d'hiver, prise en février dernier l Suommenlinna, une île proche d'Helsinki